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Mercredi 17 octobre 2007

Depuis Tokyo, je vois le gouvernement de François Fillon lancer des réformes, et en suis ravi. Universités, fiscalité, service public, Europe… tous ces sujets méritent assurément l’attention du gouvernement, et des médias.

 

Toutefois, il est un sujet, qui me tient particulièrement à cœur, et que je souhaiterais voir traité de manière plus étendue. Les Français de l’étranger se sont vu promettre un certain nombre de mesures, touchant à l’éducation, la fiscalité de la résidence en France, les caisses de secours aux Français en difficulté et, le serpent de mer nous concernant, des députés représentant les Français de l’étranger.

 

Concernant les députés, la première apparition de cette promesse date de 1981 et des 110 propositions de François Mitterrand. La proposition numéro 48 indique que « La représentation parlementaire des Français de l’étranger, comprenant non seulement des sénateurs mais aussi des députés, sera assurée selon des procédures qui en garantiront le caractère démocratique. »

 

Par curiosité, j’ai mené des recherches sur ce sujet, dans la presse française depuis le début des années 1990. Quelle ne fut pas ma surprise – dois-je parler, déjà, de déception ? – lorsque je me suis rendu compte que les Français de l’étranger firent l’objet d’articles enflammés et de déclarations d’amour des politiques à trois reprises : 1995, 2002 et 2007. Le manque de hasard évident de ces dates m’a poussé à étudier plus en détail le contenu de ces articles. Dans un grand quotidien [1],  Cecile Chambraud nous apprenait, en 1995, que « Les deux candidats de la majorité courtisent les français de l'étranger » et que « Lorsque vient le temps de la campagne électorale, ces lointains électeurs savent bien que les candidats trouveront sans effort les chemins pour les solliciter ». Quelle actualité dans ce commentaire !

 

2007 fût un grand cru pour les magazines et journaux français qui titrent « Les candidats vont à la pêche aux voix d'expatriés » [2], « Présidentielle: les électeurs de l'étranger commencent à compter » [3] ou bien encore « Les Français de l'étranger pourraient faire la différence » [4]. Avant d’effectuer cette vérification j’étais ému : tant d’amour et d’attention de la part de nos dirigeants durant la campagne. Qui pourrait rester de marbre ?

 

Le sujet ne trouva son chemin dans un quotidien hors période d’élection qu’en 1999 avec ce titre révolutionnaire : « Le Conseil économique et social préconise une représentation des expatriés à l'Assemblée nationale » [5]… le message semble avoir été entendu !

 

A l’issue de mes recherches, j’hésite entre la déception et l’espoir. Déception de voir que,  à plusieurs reprises, les Français de l’étranger se sont laissé abuser par ces promesses. Espoir que le nouveau Président tienne les siennes et accorde enfin ce qui est promis aux deux millions de Français résidants hors du territoire. Naïf ? Peut être.

 

Passé le constat, il faut donc aller de l’avant et tenter de comprendre comment faire évoluer cette question et comment vous convaincre, vous, Français de France, que votre vie sera meilleure si celle de vos compatriotes passe-frontières est représentée à l’Assemblée.

 

Les députés représentent la Nation, et il est donc primordial que la Nation se sente représentée par eux. Les Français de l’étranger font partie intégrante de la Nation française, et doivent avoir un accès réel à ces élections, comme tout citoyen. Les Français établis hors de France représentent notre pays chaque jour, dans leurs activités quotidiennes et dans leurs initiatives entrepreneuriales ou artistiques. Avoir le sentiment d’appartenir à la Nation française est également particulièrement important pour les enfants de couples binationaux, établis à l’étranger. Elire un représentant du peuple est un acte citoyen, et revêt une signification particulière pour celui ou celle qui baigne dans deux cultures, deux origines, deux mondes. Etre certain que cette jeune génération se sente française également, c’est assurer le rayonnement de la France dans le monde, créer des relais capables d’appréhender d’autres cultures pour faire gagner la France. C’est ici l’un des aspects admirables de la mondialisation, pourquoi s’en priver ?

 

Ces députés pourraient relayer efficacement, et non de manière consultative comme c’est le cas actuellement avec l’Assemblée des Français de l’Etranger, les expériences et les apprentissages des Français vivant hors de France. Apporter un point de vue différent, enrichi de l’expérience des tentatives ou savoir-faire politiques à l’étranger, permettrait d’élaborer des projets de lois ou des amendements plus efficaces. Faute de relai à l’Assemblée, certaines lois excellentes proposées par les Sénateurs des Français établis hors de France ne voient jamais le jour, et se perdent dans les méandres de la procédure législative.

 

Enfin, les députés des Français établis hors de France peuvent également devenir un jour les députés de Français actuellement en France. L’expatriation s’inscrit de plus en plus fréquemment dans la vie des Français, par exemple dans le plan de carrière normal d’un cadre au sein d’une grande entreprise. L’ouverture culturelle, les découvertes que cette expérience apporte attirent un nombre croissant de Français. 130 000 inscrits sur les listes électorales en 1981 et plus de 800 000 en 2007, pour deux millions de résidents. De même, l’expatriation s’inscrit  pour nombre d’entre nous comme une étape temporaire durant laquelle la plupart restent actifs politiquement et concernés par l’avenir de la France.

 

Mon espoir porte désormais sur le comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République, présidé par Edouard Balladur et instauré par Nicolas Sarkozy. Ce comité a reçu, dans sa lettre de mission du 18 juillet, une indication claire concernant la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée. Ce projet touche-t-il enfin au but ?

 

 

Notes :

[1] Le Monde, 13 mars 1995

[2] Challenges, 1 mars 2007

[3] The Associated Press, 10 mars 2007

[4] La Charente Libre, 29 mars 2007

[5] Les Echos, 27 avril 1999

par Jerome FINCK publié dans : Opinions communauté : Expatrie(e)s
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Vendredi 5 octobre 2007

L’Article 4, dans sa version non amendée par le Sénat, propose :

« Pour lui permettre de préparer son intégration républicaine dans la société française, le conjoint de Français âgé de moins de soixante-cinq ans bénéficie, dans le pays où il sollicite le visa, d'une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République. Si cette évaluation en établit le besoin, les autorités mentionnées au premier alinéa organisent à l'intention de l'intéressé, dans le pays où il sollicite le visa, une formation dont la durée ne peut excéder deux mois, au terme de laquelle il fait l'objet d'une nouvelle évaluation de sa connaissance de la langue et des valeurs de la République. La délivrance du visa est subordonnée à la production d'une attestation de suivi de cette formation, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État. »

 

J’ai eu une longue discussion avec ma femme hier, concernant la nécessité d’apprendre des rudiments de français pour pouvoir s’établir en France. Elle est japonaise et ne parle pas français.

 

La nouvelle loi impose que les personnes qui demandent une carte de long séjour en France soient capables de parler un minimum français, pour faciliter leur intégration. Personnellement, je vais être gêné par cette reforme, qui va pousser ma femme à travailler son français dès maintenant, pour que nous ne soyons pas empêchés de venir en France si nous le souhaitons. Nous sommes mariés, et je suis français, donc il est tout à fait raisonnable de penser que ceci pourrait suffire à la faire venir. De plus, si je n’étais pas citoyen français, et que mon entreprise me demande de venir en France pour quelques années, ma femme n’aurait pas besoin d’apprendre le français

 

Cette loi peut apparaitre comme étant injuste ou inadaptée car elle crée des difficultés administratives nouvelles, et des obligations (et des coûts ?)

 

Pourtant, j’estime que cette loi va dans le bon sens, et est protectrice pour les immigrés. J’habite depuis deux ans au Japon, et ne parle pas la langue de mon pays d’accueil. Tout va bien car je suis dans ce pays dans le cadre de mon travail, donc pas de soucis majeurs, et surtout j’ai accès a un support de qualité si besoin. Ceci n’est pas forcément le cas des conjoints qui accompagnent des Français. Ne pas comprendre un minimum la langue locale peut créer une dépendance envers son conjoint, et modifier les rapports de couples.

 

Une femme suivant son mari en France par exemple ne pourra sans doute pas travailler et sera dépendante financièrement et dans la vie de tous les jours. Je me souviens encore de mon premier achat d’un pack de lait ici, quand j’essayais de trouver des vaches sur le packaging car je ne comprenais aucun des signes… Je ne souhaite pas ceci pour mon épouse, et trouve intéressant que l’Etat français propose, et impose, un cadre qui permette de donner de bonnes chances d’intégration…

Pour la loi complète, cliquez ICI
par Jerome FINCK publié dans : Opinions communauté : Expatrie(e)s
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Mardi 2 octobre 2007

Depuis quelques jours, les débats autours du Grenelle de l’Environnement sont lancés, pour recueillir l’opinion des Français (voir http://www.forums.gouv.fr/)

 

L’une des propositions mise en avant concerne le traitement des déchets, et plus particulièrement la tarification au poids, sur le principe du « producteur / payeur ». L’idée peut être bonne, poussant chacun à jeter moins pour payer moins. Ma seule crainte est que cette mesure entraine des comportements non citoyens et pousse certains à jeter leurs poubelles dans la nature, ou chez un voisin qu’on aime moyennement.

 

Une piste intéressante concerne en revanche le tri sélectif, à condition qu’une vraie filière soit mise en place. En arrivant au Japon, je n’avais pas l’habitude de trier mes déchets. Ici, le tri est absolument partout, même au Mc Donald (tri des glaçons, du plastique, du papier,…), et on s’y habitue très bien. C’est sans doute difficile au début, mais imposer des sacs transparents, et refuser le ramassage des ordures non triées me semble plus simple, et plus efficace que de faire payer plus à ceux qui jettent beaucoup.

 

Enfin, certains ont souligné qu’une famille nombreuse paierait désormais beaucoup plus, alors que souvent elles connaissent déjà une pression financière importante. Une piste pourrait être de permettre à ceux s’inscrivant volontairement dans une démarche de tri sélectif des déchets d’annuler l’augmentation des prix liée à une facturation au poids.

 

Pour donner votre avis sur cette question sur le forum du gouvernement:

http://www.forums.gouv.fr/article_forum.php3?id_article=235&id_forum=62183&id_thread=62183

par Jerome FINCK publié dans : Evénements communauté : UMP - Hors de France
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Présentation

  • : Jerome FINCK, Militant du Levant
  • finck
  • : politique japon tokyo francais au japon francais en asie politique
  • : Je souhaite faire de ce blog un espace de réflexion et de réflexions. Le titre, Militant du Levant se rapporte à ma situation personnelle de Vice-Président de l’UMP Japon, souhaitant présenter et défendre ses convictions, en prenant en compte les besoins et richesses spécifiques des Français du Japon et d’Asie.
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