Je vois avec joie que l’avant projet de la réforme de la
Constitution comporte une mention aux députés des Français établis hors de France : « Les Français de l'étranger sont représentés par des députés comme par des sénateurs. »
(source lesechos.fr)
Suite aux différents rebondissements, et oppositions aussi bien des
sénateurs, de certains députés et de la commission Balladur, je me réjouis de voir que le Président Sarkozy a mis en place sa
promesse.
C’est un sujet qui me tenait beaucoup à cœur (voir mon article dans Libé
en cliquant ICI et un article de mon blog en cliquant ICI) et que je suis ravi de voir enfin se
réaliser !
Toutefois, il nous faudra
rester vigilant pour éviter que ces postes de députés, s’ils sont attribués à la proportionnelle, ne deviennent pas des placards dorés pour loosers parachutés…
Cette décision est une chance réelle à la fois pour les Français de
l’étranger d’accroitre leur visibilité en France et de contribuer au débat. C’est également une occasion donnée à nos institutions de mobiliser les Français de l’étranger pour élire un nouvel élu
proche d’eux. Le couple qui ne manquera pas d’être formé entre le représentant à l’AFE et le député permettra enfin aux Français établis hors de
France de résider hors de France, non de la quitter…
Hier soir, les membres de l’UMP Japon ont reçu le
Sénateur Louis Duvernois, dans le cadre chaleureux du restaurant Pachon, à Daikanyama.
Durant plus de deux heures, nous avons eu l’occasion d’échanger avec le
Sénateur, sans tabous ni langue de bois, autour de différent sujets d’actualité. Le résultat des élections municipales fut bien sur commenté, mais cette rencontre a aussi été l’occasion d’évoquer
les grands dossiers japonais – tels que le lycée – ou bien encore les différentes réformes à l’étude et le programme d’action du gouvernement.
J’apprécie ces moments privilégiés qui permettent d’échanger, et de
comprendre la méthode des reformes ainsi que la ‘mécanique’ de notre démocratie. Merci encore au Sénateur Duvernois pour le temps qu’il nous a accordé.
Une nouvelle particulièrement inquiétante est visible sur le site de Reuters. (cliquer ICI)
Le fonds d’investissement Permira a forcé Hugo Boss à payer
un dividende spécial de €450m. Ceci serait acceptable si Permira n’avait pas du avoir recours au droit de vote double de l’un de ses membres du conseil d’administration pour parvenir à ses fins,
et si Hugo Boss ne devait pas emprunter autant pour payer ce dividende. Cette demande avait en effet soulevé le désaccord de certains
membres du conseil d’administration, particulièrement ceux représentant les salariés (voir
ICI).
Ce qui m’inquiète particulièrement dans cette démarche est que les fonds peuvent désormais décider de
saigner des entreprises saines, pour apporter des solutions a leurs propres problèmes de liquidité et de financement. Apres la faillite annoncée d’un des fonds de Carlyle, cela n’augure rien de bon pour
les difficiles mois à venir.
Risquer de mettre une entreprise en difficultés pour des
raisons purement financière est inacceptable. N’avoir aucune réaction politique à ce sujet l’est encore plus.
Je suis surpris par la passivité des politiques
français (de droite et de gauche) face aux actions des fonds. Une mesure simple serait par exemple de ne plus autoriser la déduction
des coûts de la dette qu’ils empruntent pour acheter des entreprises (voir mon article précedent). Il reste a espérer que nos politiques ne retrouveront pas la voix uniquement pour critiquer les fonds au moment de faillites retentissantes, avant d’ouvrir
la vanne des subventions pour sauver les emplois des ouvriers « depuis 25 ans » que TF1 ne manquera pas de montrer, en larmes, au 20H…
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