L’Article 4, dans sa version non amendée par le Sénat, propose :
« Pour lui permettre de préparer son intégration républicaine dans la société française, le conjoint de Français âgé de moins de soixante-cinq ans bénéficie, dans le pays où il sollicite le visa, d'une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République. Si cette évaluation en établit le besoin, les autorités mentionnées au premier alinéa organisent à l'intention de l'intéressé, dans le pays où il sollicite le visa, une formation dont la durée ne peut excéder deux mois, au terme de laquelle il fait l'objet d'une nouvelle évaluation de sa connaissance de la langue et des valeurs de la République. La délivrance du visa est subordonnée à la production d'une attestation de suivi de cette formation, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État. »
J’ai eu une longue discussion avec ma femme hier, concernant la nécessité d’apprendre des rudiments de français pour pouvoir s’établir en France. Elle est japonaise et ne parle pas français.
La nouvelle loi impose que les personnes qui demandent une carte de long séjour en France soient capables de parler un minimum français, pour faciliter leur intégration. Personnellement, je vais être gêné par cette reforme, qui va pousser ma femme à travailler son français dès maintenant, pour que nous ne soyons pas empêchés de venir en France si nous le souhaitons. Nous sommes mariés, et je suis français, donc il est tout à fait raisonnable de penser que ceci pourrait suffire à la faire venir. De plus, si je n’étais pas citoyen français, et que mon entreprise me demande de venir en France pour quelques années, ma femme n’aurait pas besoin d’apprendre le français…
Cette loi peut apparaitre comme étant injuste ou inadaptée car elle crée des difficultés administratives nouvelles, et des obligations (et des coûts ?)
Pourtant, j’estime que cette loi va dans le bon sens, et est protectrice pour les immigrés. J’habite depuis deux ans au Japon, et ne parle pas la langue de mon pays d’accueil. Tout va bien car je suis dans ce pays dans le cadre de mon travail, donc pas de soucis majeurs, et surtout j’ai accès a un support de qualité si besoin. Ceci n’est pas forcément le cas des conjoints qui accompagnent des Français. Ne pas comprendre un minimum la langue locale peut créer une dépendance envers son conjoint, et modifier les rapports de couples.
Une femme suivant son mari en France par exemple ne pourra sans doute pas travailler et sera dépendante financièrement et dans la vie de tous les jours. Je me souviens encore de mon premier achat d’un pack de lait ici, quand j’essayais de trouver des vaches sur le packaging car je ne comprenais aucun des signes… Je ne souhaite pas ceci pour mon épouse, et trouve intéressant que l’Etat français propose, et impose, un cadre qui permette de donner de bonnes chances d’intégration…
Pour la loi complète, cliquez ICI
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