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Lundi 7 janvier 2008

Début d’année mouvementé semble-t-il, à la fois sur le plan politique pour Nicolas Sarkozy, et de manière plus générale pour l’économie.

 

Le magazine Newsweek mi-décembre passait Nicolas Sarkozy au hachoir « Is This the New Look of France? President Sarkozy has a lot of energy. But he is increasingly looking like a placeholder for whoever comes next. » et le présente désormais comme un faux réformateur, une espèce de feu de paille, ou d’artifice, au choix. Il me semble pourtant que les mesures vont dans le bon sens, et auront un impact positif à moyen terme. Le manque de chance – dans un cadre international qui devient morose – donne l’impression que l’élection présidentielle a eue lieu deux ans trop tard, mais nous verrons. Les medias français se font eux l’écho d’un sondage qui donne Sarkozy a moins de 50% de satisfaits… bonne rentrée à tous !

 

Les articles des différents journaux déroulent également les uns après les autres une litanie de commentaires terrifiants sur cette année 2008 qui s’annonce désastreuse. Encore moins de croissance, des entreprises en difficulté, un retour de l’inflation et plus de chômage… charmant… Vu de l’étranger, les discussions françaises sur le pouvoir d’achat peuvent donc sembler hors du temps, quand les autres pays se demandent comment se préparer au mieux pour affronter la crise à venir. Les souhaits sont sans doute légitimes, mais comme souvent à contre courant.

 

2008 sera donc sans doute « économique », entre fausse peur pour certains et nouvelle crise de 1929 pour d’autres. Ma grande déception est que dans ces conditions, l’élection de Sarkozy à l’Elysée sera sans doute sans grande flexibilité et nous risquons, une fois encore, de reporter des réformes importantes et de creuser un peu plus la dette publique en attendant les beaux jours…
par Jerome FINCK publié dans : Opinions communauté : UMP - Hors de France
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Jeudi 20 décembre 2007

Mon emploi du temps se calme enfin et me donne l'occasion de retrouver mon clavier et ce blog. 

Histoire de recommencer en douceur, je souhaite juste indiquer un site intéressant aujourd'hui:
http://tableaudebord.u-m-p.org/accueil.html , le tableau de bord de l'UMP pour vérifier si les promesses du candidat Sarkozy sont tenues...

Je ne pense pas que les commentaires soient vraiment objectifs, mais il peut être intéressant d'y jeter un coup d'œil de temps en temps.

par Jerome FINCK publié dans : Lectures communauté : UMP - Hors de France
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Samedi 3 novembre 2007

Je viens de voir le rapport du Comité Balladur. Concernant les Francais de l'étranger, ce comité suggère de ne pas créer de nouveaux députés. Je suppose qu'il est plus simple de garder cette promesse pour la prochaine élection.

Sans plus de commentaires, voici le détail du texte ci-dessous:
"Il a également été demandé au Comité d’examiner le problème de la représentation au Parlement des Français de l’étranger. Les intéressés sont au nombre de deux millions. Leur représentation est aujourd’hui assurée au Sénat, par l’élection de douze sénateurs, désignés par les 155 membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger. Le Comité a pris acte de la grande diversité, dans les pays comparables au nôtre, des modes de représentation des nationaux résidant à l’étranger. Parfois, ils sont représentés dans les deux chambres, parfois dans une seulement. S’il fallait assurer l’élection de députés des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale, cela ne pourrait se concevoir que par le biais d’un scrutin de liste, appliqué à de vastes circonscriptions regroupant plusieurs régions du monde. Cela supposerait, par ailleurs, l’élection d’une vingtaine de députés au moins. Compte tenu des contraintes qui ont été rappelées quant à l’impossibilité d’augmenter le nombre des députés, à l’éventualité de désigner de 20 à 30 députés à la représentation proportionnelle et aux difficultés inhérentes aux opérations de découpage des circonscriptions, il est apparu au Comité qu’il était inopportun de modifier le mode de représentation des Français de l’étranger. Il recommande donc que le système actuel de représentation des Français de l’étranger par le Sénat ne soit pas modifié."

L'ensemble du rapport est accessible ICI

par Jerome FINCK publié dans : Evénements communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 17 octobre 2007

Depuis Tokyo, je vois le gouvernement de François Fillon lancer des réformes, et en suis ravi. Universités, fiscalité, service public, Europe… tous ces sujets méritent assurément l’attention du gouvernement, et des médias.

 

Toutefois, il est un sujet, qui me tient particulièrement à cœur, et que je souhaiterais voir traité de manière plus étendue. Les Français de l’étranger se sont vu promettre un certain nombre de mesures, touchant à l’éducation, la fiscalité de la résidence en France, les caisses de secours aux Français en difficulté et, le serpent de mer nous concernant, des députés représentant les Français de l’étranger.

 

Concernant les députés, la première apparition de cette promesse date de 1981 et des 110 propositions de François Mitterrand. La proposition numéro 48 indique que « La représentation parlementaire des Français de l’étranger, comprenant non seulement des sénateurs mais aussi des députés, sera assurée selon des procédures qui en garantiront le caractère démocratique. »

 

Par curiosité, j’ai mené des recherches sur ce sujet, dans la presse française depuis le début des années 1990. Quelle ne fut pas ma surprise – dois-je parler, déjà, de déception ? – lorsque je me suis rendu compte que les Français de l’étranger firent l’objet d’articles enflammés et de déclarations d’amour des politiques à trois reprises : 1995, 2002 et 2007. Le manque de hasard évident de ces dates m’a poussé à étudier plus en détail le contenu de ces articles. Dans un grand quotidien [1],  Cecile Chambraud nous apprenait, en 1995, que « Les deux candidats de la majorité courtisent les français de l'étranger » et que « Lorsque vient le temps de la campagne électorale, ces lointains électeurs savent bien que les candidats trouveront sans effort les chemins pour les solliciter ». Quelle actualité dans ce commentaire !

 

2007 fût un grand cru pour les magazines et journaux français qui titrent « Les candidats vont à la pêche aux voix d'expatriés » [2], « Présidentielle: les électeurs de l'étranger commencent à compter » [3] ou bien encore « Les Français de l'étranger pourraient faire la différence » [4]. Avant d’effectuer cette vérification j’étais ému : tant d’amour et d’attention de la part de nos dirigeants durant la campagne. Qui pourrait rester de marbre ?

 

Le sujet ne trouva son chemin dans un quotidien hors période d’élection qu’en 1999 avec ce titre révolutionnaire : « Le Conseil économique et social préconise une représentation des expatriés à l'Assemblée nationale » [5]… le message semble avoir été entendu !

 

A l’issue de mes recherches, j’hésite entre la déception et l’espoir. Déception de voir que,  à plusieurs reprises, les Français de l’étranger se sont laissé abuser par ces promesses. Espoir que le nouveau Président tienne les siennes et accorde enfin ce qui est promis aux deux millions de Français résidants hors du territoire. Naïf ? Peut être.

 

Passé le constat, il faut donc aller de l’avant et tenter de comprendre comment faire évoluer cette question et comment vous convaincre, vous, Français de France, que votre vie sera meilleure si celle de vos compatriotes passe-frontières est représentée à l’Assemblée.

 

Les députés représentent la Nation, et il est donc primordial que la Nation se sente représentée par eux. Les Français de l’étranger font partie intégrante de la Nation française, et doivent avoir un accès réel à ces élections, comme tout citoyen. Les Français établis hors de France représentent notre pays chaque jour, dans leurs activités quotidiennes et dans leurs initiatives entrepreneuriales ou artistiques. Avoir le sentiment d’appartenir à la Nation française est également particulièrement important pour les enfants de couples binationaux, établis à l’étranger. Elire un représentant du peuple est un acte citoyen, et revêt une signification particulière pour celui ou celle qui baigne dans deux cultures, deux origines, deux mondes. Etre certain que cette jeune génération se sente française également, c’est assurer le rayonnement de la France dans le monde, créer des relais capables d’appréhender d’autres cultures pour faire gagner la France. C’est ici l’un des aspects admirables de la mondialisation, pourquoi s’en priver ?

 

Ces députés pourraient relayer efficacement, et non de manière consultative comme c’est le cas actuellement avec l’Assemblée des Français de l’Etranger, les expériences et les apprentissages des Français vivant hors de France. Apporter un point de vue différent, enrichi de l’expérience des tentatives ou savoir-faire politiques à l’étranger, permettrait d’élaborer des projets de lois ou des amendements plus efficaces. Faute de relai à l’Assemblée, certaines lois excellentes proposées par les Sénateurs des Français établis hors de France ne voient jamais le jour, et se perdent dans les méandres de la procédure législative.

 

Enfin, les députés des Français établis hors de France peuvent également devenir un jour les députés de Français actuellement en France. L’expatriation s’inscrit de plus en plus fréquemment dans la vie des Français, par exemple dans le plan de carrière normal d’un cadre au sein d’une grande entreprise. L’ouverture culturelle, les découvertes que cette expérience apporte attirent un nombre croissant de Français. 130 000 inscrits sur les listes électorales en 1981 et plus de 800 000 en 2007, pour deux millions de résidents. De même, l’expatriation s’inscrit  pour nombre d’entre nous comme une étape temporaire durant laquelle la plupart restent actifs politiquement et concernés par l’avenir de la France.

 

Mon espoir porte désormais sur le comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République, présidé par Edouard Balladur et instauré par Nicolas Sarkozy. Ce comité a reçu, dans sa lettre de mission du 18 juillet, une indication claire concernant la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée. Ce projet touche-t-il enfin au but ?

 

 

Notes :

[1] Le Monde, 13 mars 1995

[2] Challenges, 1 mars 2007

[3] The Associated Press, 10 mars 2007

[4] La Charente Libre, 29 mars 2007

[5] Les Echos, 27 avril 1999

par Jerome FINCK publié dans : Opinions communauté : Expatrie(e)s
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Présentation

  • : Jerome FINCK, Militant du Levant
  • finck
  • : politique japon tokyo francais au japon francais en asie politique
  • : Je souhaite faire de ce blog un espace de réflexion et de réflexions. Le titre, Militant du Levant se rapporte à ma situation personnelle de Vice-Président de l’UMP Japon, souhaitant présenter et défendre ses convictions, en prenant en compte les besoins et richesses spécifiques des Français du Japon et d’Asie.
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