Une nouvelle particulièrement inquiétante est visible sur le site de Reuters. (cliquer ICI)
Le fonds d’investissement Permira a forcé Hugo Boss à payer un dividende spécial de €450m. Ceci serait acceptable si Permira n’avait pas du avoir recours au droit de vote double de l’un de ses membres du conseil d’administration pour parvenir à ses fins, et si Hugo Boss ne devait pas emprunter autant pour payer ce dividende. Cette demande avait en effet soulevé le désaccord de certains membres du conseil d’administration, particulièrement ceux représentant les salariés (voir ICI).
Ce qui m’inquiète particulièrement dans cette démarche est que les fonds peuvent désormais décider de saigner des entreprises saines, pour apporter des solutions a leurs propres problèmes de liquidité et de financement. Apres la faillite annoncée d’un des fonds de Carlyle, cela n’augure rien de bon pour les difficiles mois à venir.
Risquer de mettre une entreprise en difficultés pour des raisons purement financière est inacceptable. N’avoir aucune réaction politique à ce sujet l’est encore plus.
Je suis surpris par la passivité des politiques français (de droite et de gauche) face aux actions des fonds. Une mesure simple serait par exemple de ne plus autoriser la déduction des coûts de la dette qu’ils empruntent pour acheter des entreprises (voir mon article précedent). Il reste a espérer que nos politiques ne retrouveront pas la voix uniquement pour critiquer les fonds au moment de faillites retentissantes, avant d’ouvrir la vanne des subventions pour sauver les emplois des ouvriers « depuis 25 ans » que TF1 ne manquera pas de montrer, en larmes, au 20H…
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Dans le cadre de la préparation du G8, notre Ministre des
Finances a eu la gentillesse de recevoir les membres du bureau de l’UMP Japon (Frédéric Madelaine, Patrick Hochster et moi même) ainsi que le délégué AFE (Thierry Consigny) et le délégué UMP
Corée (Philippe Li) de passage au Japon.
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